10.03.2010
L’importation des produits dérivés du phoque doit être interdite
La Fondation Franz Weber et la décision du Conseil national du 10.3.2010
L’importation des produits dérivés du phoque doit être interdite
La Fondation Franz Weber salue la décision du Conseil national d’interdire l’importation des produits dérivés d’une chasse qui inflige aux animaux des souffrances inutiles. Il incombe maintenant au Conseil des États de confirmer cette décision. La Suisse reprendrait ainsi la réglementation de l‘UE, qui a déjà décidé une telle interdiction.
Le 3 octobre 2008 déjà, le Conseil national avait transmis sans opposition une motion Aeschbacher au contenu similaire. Le Conseil des États a fait le contraire: il a refusé la motion Aeschbacher et lancé, à la demande de sa commission consultative, une nouvelle proposition. Celle-ci donne l’impression de limiter le commerce de produits dérivés du phoque. En réalité, elle créerait une base légale favorable au commerce des produits dérivés du phoque, en provenance du Canada par exemple.
Pour la Fondation Franz Weber, la proposition du Conseil des États était inacceptable. Elle a donc pris contact à ce sujet avec des membres du Parlement. Par la suite, le conseiller national Oskar Freysinger et 57 cosignataires ont déposé une nouvelle motion. Une motion de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil national en a repris les objectifs, et cette dernière motion a désormais obtenu une nette majorité (149-2) au Conseil national.
Selon le Conseil national, les bases légales doivent être modifiées, en accord avec la législation européenne, afin d'interdire aussi rapidement que possible en Suisse l'importation et l'exportation de tous les produits dérivés du phoque, de même que le commerce de ces produits. Sont exceptés de cette interdiction les produits provenant de la chasse traditionnelle pratiquée par les Inuits et d'autres communautés indigènes à des fins de subsistance.
Il incombe maintenant au Conseil des États de reprendre la solution du Conseil national. Toute autre décision ne serait pas comprise par la population.
Fondation Franz Weber, Vera Weber, directrice de campagne (Témoin oculaire de la chasse au phoque canadienne)
20:08 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : franz weber, vera weber, phoques, chasse aux phoques, canada
24.07.2008
La fin de la chasse aux phoques approche !
Je salue la proposition de règlement venant de la Commission Européenne visant à interdire dans, vers et à partir de l'Union européenne, le commerce des produits dérivés du phoque, afin de garantir que les produits dérivés de phoques mis à mort et écorchés dans des conditions de souffrance et de détresse ne soient pas commercialisés sur le marché européen.
Cette proposition est un grand pas dans la bonne direction. Notre combat acharné contre le massacre des phoques au Canada, commencé par Franz Weber il y a 30 ans porte ses fruits. Après l'interdiction d'importation des peaux de blanchon en 1983 suivie d'une interdiction de les chasser au Canada, cette proposition de loi est une étape de plus vers l'interdiction totale de la chasse.
Pour l'histoire : en avril 2006, la Fondation Franz Weber invitait un groupe de journalistes internationaux ainsi que Carl Schlyter, député européen, à participer à une expédition en Terre-Neuve et au Labrador que j'organisais afin de documenter la chasse aux phoques. Cette expédition avait été rendue fort dangereuse par les chasseurs. La voiture avec laquelle nous nous rendions à l'aéroport, l'équipe de la télévision allemande RTL et moi-même, pour nous envoler et documenter la chasse depuis un hélicoptère, avait été heurtée en pleine course et de plein fouet par celle d'un chasseur pour nous éjecter en dehors de la route... L'aéroport bloqué par des dizaines de chasseurs, nous avions rebroussé chemin pour rentrer à notre hôtel. Plus tard, une centaine de chasseurs encerclaient l'hôtel pour nous garder en otages pendant presque 9 heures.
Touché et porté par les événements, le député européen Carl Schlyter que nous avions invité au Canada, a oeuvré dès son retour en faveur d'un arrêt des importations de produits issus de la chasse aux phoques en Union Européenne.
C'est ainsi qu'il a présenté le 15 mai 2006, avec les députés européens Karl-Heinz Florenz (PPE), Paulo Casaca (PSE), Mojca Drcar Murko (ELDR), Caroline Lucas (Verts-EFA), une déclaration écrite demandant l'élargissement de l'interdiction européenne actuelle d'importer des produits de bébés phoques âgés jusqu'à deux semaines à tous les produits de phoque - déclaration soumise pour signature aux membres du Parlement européen et ayant reçu un nombre record de 425 signatures!
Le projet de loi de la Commission Européenne présenté le 23 juillet 2008 découle de cette déclaration écrite.
Nous continuons à nous battre et à appuyer toutes les entreprises qui visent à créer des alternatives soutenables à la chasse aux phoques afin que les chasseurs puissent arrondir leur fin de mois ou d'année d'une manière plus digne et plus humaine. Nous ne lâcherons prise que lorsque la chasse aux phoques aura été interdite pour de bon!
Vera Weber

16:48 Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chasse aux phoques, canada, franz weber, vera weber, phoques
27.06.2008
La honte de l'Europe
Lundi dernier, notre fondation a organisé le procès de la corrida à Genève devant la Cour Internationale de Justice des Animaux fondée par Franz Weber en 1979.
Tous les jours de cette semaine, suite à ce procès qui avait et qui a pour but l’abolition d’une des pratiques les plus barbares et dégradantes en Europe occidentale, j’ai dû lire dans les journaux suisses des inepties, des contre-vérités, des sous-entendus en dessous de la ceinture, des mensonges, de fausses allégations, bref, des commentaires ahurissants et franchement ridicules sur la corrida, sur Franz Weber et les autres.
Les preuves en photo et en films présentés lors du procès sont irréfutables, la corrida est indigne de notre société. Dans les films montrés le toréro n’a pas de visage et pour cause : en montrant son visage, le producteur du film et le photographe s’attireraient des dizaines de plaintes en justice, des demandes de centaines de milliers d’euros de dommages et intérêts. Seules les images belles à voir qui négligent totalement la partie barbare de l’acte sont permises.
Comment peut-on en tant que suisse, vivant dans un pays aux lois de protection animale tout à fait exemplaires, lois que le monde sensible, élevé et civilisé nous envie, oser parler en faveur de la corrida ? Comment peut on condamner au lieu de les aider ces centaines d’organisations et ces centaines de milliers de personnes espagnoles, françaises et portugaises ayant honte que la corrida existe encore et toujours dans leur pays et ceci grâce aux impôts d’une population qui doit se battre pour terminer les fins de mois ?
Comment peut-on soutenir la torture à mort d’un herbivore – d’un animal inoffensif qu’on provoque et qui le plus naturellement du monde essaie de se défendre – pour l’amusement sadique de l’Homme et ceci afin qu’une minorité puisse s’en mettre plein les poches ?
Comment peut-on et ce sans rougir, affirmer que la « race des toros bravos » serait exterminée si la corrida n’existait plus ? Tout le monde sait qu’il n’y a pas de « race » de taureaux de combats, ce « toro bravo » a été créé de toute pièce par l’homme en croisant une sélection bien précise de vaches et taureaux afin de le rendre le plus « agressif » possible.
Et comment peut-on dire que l’on préfère voir torturer 40'000 taureaux en public, dans l’arène, plutôt que de cautionner la production et l’abattage de millions d’animaux pour la consommation de viande? Une horreur ne peut en justifier une autre, un crime ne peut justifier un autre crime. A ceux qui argumentent qu’il y a pire que la corrida, que des hommes, des femmes et des enfants meurent tous les jours de faim, que la condition des animaux en Chine est bien pire qu’en Europe, que le Sida va tuer encore des millions d’êtres humains, à ceux-là je pose la question : lequel de vous, soi-disant bien pensants, lequel de vous, donneurs de leçon fait activement quelque chose pour améliorer la condition des africains et des sidéens ? Lequel de vous arrêtera de manger de la viande ? Lequel de vous, lâches que vous êtes se lèvera pour crier halte à l’extermination des peuples et à la destruction de la planète ?
Quand on est finalement à court d’arguments, on se rejette alors sur l’art, la tradition et la littérature. On nous brandit les grands peintres et écrivains qui ont vanté la beauté et la poésie de la corrida… Et que fait-on des grands écrivains, poètes, philosophes, artistes-peintres qui se sont prononcés et se prononcent encore avec véhémence contre la corrida ?
La corrida est indigne de notre société, aucune culture, tradition, aucun art ne peuvent la défendre, pas à une époque où l’on prône le modernisme, le développement et le changement. Il est inadmissible que les hommes et les femmes d’aujourd’hui n’éprouvent aucune honte à regarder et à s’amuser autour d’un spectacle dans lequel un être sensible est humilié et massacré. ll n’existe aucun argument qui puisse justifier cette pratique au XXIème siècle. La torture à mort pour l’amusement de quelques-uns (4.6% des espagnols seulement sont passionnés de corrida) sur le dos de la majorité (72% des espagnols sont contre) ne peut être justifié par des arguments aussi vaseux que le respect de la tradition et de la culture de trois pays qui ont oh ! combien plus à offrir !
C’est ma plus intime conviction que nous ne pourrons améliorer la condition animale et la condition humaine en Europe et dans le monde que si nous arrivons à abolir la corrida.
J’y travaillerai sans relâche avec tous nos amis, jour et nuit s’il le faut, et dans cinq ans, la corrida en Europe n’existera plus.
Vera Weber
19:34 Lien permanent | Commentaires (32) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : corrida, franz weber, vera weber, toros, taureaux, cruauté, abolition
